Le : 01/11/2026
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#Positive Effect Newsletter octobre 2026
ACTUS FLASH
- Le prix Sakharov pour la liberté de pensée a été attribué à la Cour pénale internationale (CPI).Ce prix intervient à un moment où la cour est confrontée "à des défis sans précédent", notamment vis-à-vis de Donald Trump qui a placé la Cour pénale internationale sous sanctions américaines : interdiction de transactions financières, limitation d’accès à des services numériques dont la Cour a besoin pour fonctionner. Cette Cour est un héritage du procès de Nuremberg, elle sert à juger les crimes les plus graves, y compris les crimes contre l’humanité, commis dans le monde entier. (Source : Radio France)
- Baptisé “Bioloon”, ce ballon nouvelle génération a été mis au point dans les laboratoires de l'Imperial College de Londres. Les ballons traditionnels sont fabriqués à partir de latex naturel, transformé en caoutchouc grâce à un procédé appelé vulcanisation. Cette étape rend le matériau plus solide et élastique, mais en retour, elle rend sa dégradation dans la nature beaucoup plus difficile : jusqu’à 5 ans ! Chaque année, on estime qu’entre 20 et 25 milliards de ballons de baudruche sont achetés dans le monde et qui finissent souvent n'importe où dans la nature. Le Bioloon est lui aussi composé de latex naturel… mais sans vulcanisation. Il contient d’autres polymères biodégradables, sans aucun additif chimique. Résultat : il se décompose plus facilement - en environ neuf mois - quel que soit le milieu. (Source : Epicurieux et Bioloon)
- Lors de la COP17 sur la biodiversité, des experts de la protection de l’environnement ont lancé une initiative internationale baptisée “B-Économie”. Elle prône un modèle “qui ne repose pas sur une croissance continue” afin de garantir une vie “en harmonie” avec la nature. L'idée paraît simple, elle pourrait être révolutionnaire si les acteurs économiques et financiers s'impliquaient. Favoriser la stabilité plutôt que la croissance économique, la transparence plutôt que l'opacité ou encore la robustesse plutôt que la performance. (Source : Courrier International et B Economie)
- À Strasbourg, mais aussi désormais dans une vingtaine d'autres villes, les femmes enceintes et en parcours de procréation médicalement assistée (PMA) peuvent recevoir gratuitement chaque semaine un panier de 3kg de légumes bio et locaux. Prescrit par un médecin, un gynécologue ou une sage-femme, il est distribué gratuitement pendant deux à sept mois selon les revenus du foyer. Avec cette « ordonnance verte », la ville veut réduire l'exposition aux perturbateurs endocriniens pendant la grossesse. Selon l’Inserm, l’institut public français de recherche médicale, l’exposition prénatale à certains pesticides serait associée à des troubles du développement et à certaines leucémies infantiles. Ce programme a déjà bénéficié à plus de 2800 personnes. Selon une enquête de la ville, 94% des répondantes disent avoir adopter l'habitude d'acheter bio et cuisiner maison après la naissance. Les défenseur·ses de ce programme le présentent comme un investissement de prévention susceptible de réduire les coûts de santé à long terme. (Source : Kapaw et Basta!)
CITATION
" La réussite pour quelques personnes est leur destinée, mais la plupart réussissent parce qu'elles sont déterminées."
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ARTICLES
Prendre soin de l'environnement, nouvelle source de revenus pour les agriculteurs
Lorsque le Royaume-Uni a quitté l’Union européenne en 2020, il a cessé de recevoir les paiements directs en provenance de Bruxelles calculés sur la base de sa surface agricole ou la taille du cheptel - pratique qui encourageait de facto une agriculture intensive. Ils ont été remplacés par des subsides « déliés » – fondés sur les montants qu’il touchait historiquement – durant une phase de transition qui prendra fin début 2027. Dès 2023, une nouvelle forme d’aide a été introduite, liée aux mesures environnementales mises en œuvre par les paysans comme par exemple planter des haies, semer des fleurs sauvages etc. Désormais, l'Angleterre souhaite encourager les pratiques permettant de respecter le sol et les cours d’eau, soutenir la biodiversité, réduire les émissions carbone et récompenser le bien-être animal. « Contrairement à la PAC, la protection de l’environnement est, dans les textes législatifs, passée avant l’objectif de production », explique Ludivine Petetin, maîtresse de conférences à l’université de Cardiff et spécialiste des questions agro-alimentaires au Royaume-Uni. De bonnes idées qui se confrontent néanmoins à quelques difficultés : accès 100% en ligne, méconnaissance du système, lourdeurs administratives, etc. Néanmoins avec ce système incitatif et nécessaire pour le maintien des activtés agricoles, c'est toute une philosophie qu évolue. (Source : Le Monde et Reporterre)
Quand le "et si" empêche et angoisse, comment faire ?
Joanna Arch, psychologue clinicienne et professeure au département de psychologie et de neurosciences de l'université du Colorado à Boulder partage 4 astuces.Vous connaissez sans doute ce cercle vicieux : tout commence par une simple inquiétude, comme le déroulement du rendez-vous de ce soir, la question de savoir si vous avez commis une erreur au travail ou la signification d’un résultat d’examen médical anormal. Puis, cette inquiétude prend une ampleur démesurée. « Et s’ils ne m’aimaient pas ? » et « Et si ce résultat signifiait quelque chose de grave ? » deviennent « Et si je ne trouvais jamais personne ? » et « Et si j’étais en train de mourir ? ». Les scénarios potentiels débouchent alors sur des avenirs catastrophiques. Cette spirale émotionnelle est ce que les thérapeutes appellent la « catastrophisation ».
Si le fait de nous focaliser sur les pires scénarios nous fait nous sentir mal, pourquoi continuons-nous malgré tout à le faire ? Notre esprit tente en fait de nous aider ! L’une des fonctions les plus importantes du cerveau est d’assurer notre sécurité en détectant les menaces qui pèsent sur notre survie. N’importe qui peut sombrer dans une pensée catastrophiste, que ce soit en parcourant des titres alarmistes ou en s’inquiétant de sujets importants tels que les finances, la sécurité de l’emploi ou la sécurité personnelle. Joanna Arch a noté que ce phénomène est devenu de plus en plus courant chez ses étudiants, dont beaucoup sont préoccupés par l’environnement, le paysage politique, l’économie et ce que l’avenir leur réserve.
Comment briser le cercle vicieux ?
1. Écrire le scénario catastrophe
Étonnamment, accorder davantage d’attention à une pensée catastrophique peut contribuer à lui ôter une partie de son pouvoir. Plusieurs études suggèrent que le fait d’écrire, avec détail, à plusieurs reprises un scénario catastrophe peut aider à réduire l’inquiétude. « Lorsque nous le sortons de notre tête pour le coucher sur le papier, cela crée une distance », explique Joanna Arch. Et comme on pense plus vite qu’on n’écrit, mettre le stylo sur le papier peut également aider à ralentir le flot des pensées.
2. Sortir
« Toucher l’herbe » peut sembler ridiculement simpliste face à l’ampleur de nos soucis, mais nous plonger dans la nature peut nous arracher à nos pensées anxieuses. L’anxiété rétrécit notre champ d’attention, car notre cerveau se concentre exclusivement sur une menace perçue. Ainsi, observer délibérément le monde qui nous entoure peut élargir notre champ de vision et aider à apaiser la réaction d’anxiété.
3. Se demander « Pourquoi est-ce que ça m’importe ? » plutôt que « Et si… ? »
On ne se laisse pas envahir par chaque petite angoisse — en général, ce sont les choses qui comptent vraiment qui nous préoccupent. Une erreur au travail peut sembler énorme quand on est passionné par ce qu’on fait. Il est logique de s’inquiéter des effets du changement climatique quand on aime la planète et les jeunes qui en hériteront. Lorsqu’une inquiétude surgit, rappellons nous qu'elle pointe ce qui est important pour nous. Concentrons-nous plutôt sur ces choses-là. Comment puis-je prendre soin de mon corps aujourd’hui ? Comment puis-je prendre soin des auttres ? De la planète ? Avec de la pratique, nous pouvons transformer nos inquiétudes individuelles en signaux nous invitant à revenir à nos valeurs, plutôt qu’en signaux nous entraînant dans une spirale négative.
4. Choisir — ou créer — quelque chose qui donne de l’espoir
« L’une des choses les plus difficiles dans la tendance à la catastrophisation, c’est qu’elle nous empêche d’imaginer un avenir positif, voire neutre » déclare Joanna Arch. Ainsi, faire un effort pour y parvenir — que ce soit en nous rappelant les projets concrets inscrits à notre agenda ou en envisageant des perspectives encourageantes à l’horizon — est un moyen puissant d’interrompre les pensées négatives sur le moment. Choisir quelque chose de réaliste, qu'il s'agisse d'un dîner entre amis, de la sortie d'un livre que nous attendions avec impatience ou nos prochaines vacances. Ensuite, faire une visualisation de cette situation comme si elle se produisait réellement. Que voyons-nous ? Entendons-nous ? Sentons-nous ou goûtons-nous ? Que ressentons-nous en vivant cette expérience ?
Autant d'outils et/ou astuces qui font des ponts avec des techniques bien connues utilisées en coaching d'ailleurs et qui visent simplement à créer du "positive effect" ;-) et générer du plaisir.
(Source : The Washington Post - article en anglais)
ART
De la délicatesse et de la poésie au point carré !
(voir photo en couverture) Mayara Lima est une artiste brésilienne qui tisse sur des feuilles d'arbres des animaux mais aussi des arbres majestueux. Un travail d'orfèvre qui nous relie grâce aux fils à l'éternelle beauté de la nature, à sa fragilité et à sa force. (Source et crédits images : Mayara Lima.)
#ART #Feuille #Broderie #Faune #Flore #Delicatesse #Poesie
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