Le : 26/02/2026
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#Positive Effect Newsletter février 2026
ACTUS FLASH
- L’effet bouba-kiki, ainsi nommé en 2001 par les chercheurs Vilayanur Ramachandran et Edward Hubbard, renvoie à la propension des humains à associer spontanément des non-mots à des formes ! « bouba » et « kiki » renvoient respectivement à une forme arrondie et à une forme pointue. Cet effet, très robuste, a été constaté dans différentes populations, indépendamment de la culture et de la langue, du genre, de l’âge (dès 4 mois), ou même des capacités visuelles (il a été mis en évidence chez des personnes aveugles). Une nouvelle étude montre que, comme les humains, des poussins nouveau-nés rapportent des pseudo-mots tels que « bouba » et « kiki » à des formes respectivement arrondies et pointues. (Source : Le Monde)
- Les savantes gravent enfin leurs noms sur la tour Eiffel. Il aura fallu un siècle et quatre ans ! Depuis la question d'un touriste :“Où est l’inscription de Marie Curie ?”. Le guide d'alors s’appelle Benjamin Rigaud et décide de transformer cette gêne en projet : celui des Savantes de la Tour Eiffel. Autour de lui se fédèrent la Mairie de Paris, la Société d’exploitation de la Tour Eiffel et l’association Femmes & Sciences, chargée de proposer une liste de 72 noms féminins – en miroir parfait des 72 hommes déjà inscrits, et en cohérence avec le nombre de loges disponibles au premier étage. Leurs noms seront prochainement inscrits sur le monument le plus visité du monde.(Source : We Demain)
CITATION
" Avec trop on se perd. Avec moins on se trouve. "
#CitationDuMois #TchouangTseu #Essentiel #Superflu
ARTICLES
La parité pour le nom des tempêtes
Pedro, Nils, Benjamin, Ciaran, Carmen... Les ouragans et les tempêtes portent tous des prénoms, d’homme ou de femme. Depuis 2017, l’Europe est divisée en cinq zones, au sein desquelles les services météos du premier pays touché par la tempête s’associent pour nommer conjointement le phénomène. Pour le reste du monde, l’organisation météorologique mondiale (OMM) fait autorité. En revanche, elle ne baptise un vent que s’il dépasse la vitesse de 119 km/h et qu’il est accompagné de pluies torrentielles. Si l’on donne des prénoms aux ouragans, c’est tout d’abord pour aider à identifier rapidement les tempêtes dans les messages d’alertes, car les noms sont beaucoup plus simples à retenir que des nombres ou des termes techniques. Dans le même but, l’OMM explique donner de préférence « des noms familiers à la région où va se produire l’événement ». Ainsi, pour les tempêtes qui vont toucher le Japon, sont préférés Usagi, Koguma ou Tokage par exemple. Tandis que l’Australie verra plutôt débarquer Kate, Jack ou Fletcher. Depuis 1950, l’OMM n’utilisait que des prénoms féminins pour baptiser les ouragans. Depuis 1979, sont alternés noms féminins et masculins, dans l’ordre alphabétique. Un changement qui n’empêche pas les stéréotypes liés au genre. Une étude menée par l’université de l’Illinois a montré que les ouragans ayant touché les Etats-Unis possédant un nom féminin feraient plus de morts que ceux ayant un nom masculin. En cause, non pas le phénomène lui-même, mais les ouragans aux prénoms féminins… seraient perçus comme moins dangereux que ceux aux prénoms masculins. Ainsi Alexandre paraîtrait plus menaçant qu’Alexandra.(Source : Le Monde)
Les castors nous inspirent face aux crues
Que faire contre les crues et les sécheresses qui touchent la vallée de la Lèze, au sud de Toulouse ? Lors de chantiers participatifs, citoyens et scientifiques retapent les berges, plantent des arbres et créent des barrages comme le font les catsors ! Ces chantiers participatifs s’inscrivent dans le cadre du projet européen Spongeworks. Depuis septembre 2024, il vise à mettre en place des mesures concrètes pour que les sols autour du bassin versant de la Lèze retrouvent leur fonction d’éponge, en améliorant l’infiltration de l’eau et en ralentissant l’écoulement de surface. Plantation de haies, couverts végétaux, fossés de rétention, mise en place d’ouvrages filtrants … La vallée de la Lèze est un territoire pilote : la Commission européenne pourrait, si l’expérience est concluante, la déployer à grande échelle en 2028. Avec les ouvrages filtrants, l’eau prend une heure pour parcourir 100 m. C’est très lent. En plus, au-delà de permettre à l’eau de s’infiltrer, celle-ci est purifiée parce que ces ouvrages retiennent aussi les sédiments. Encore un avantage ? Une zone éponge est une zone qui stocke l’eau dans les sols et les nappes en cas de fortes précipitations, et qui la relâche doucement en cas de sécheresse. Sans oublier la plantation d'arbres qui permet de structurer et de figer les berges grâce à leurs racines. Les arbres freinent les crues en stockant provisoirement l’eau et, lors de sécheresses, régulent la température des rivières en créant de l’ombre. Les chambres d’agriculture de Haute-Garonne et d’Ariège font également partie du projet Spongeworks — qui est financé à hauteur de 15 millions d’euros par le fonds Horizon Europe — et mettent en place des chantiers de plantations de haies chez les agriculteurs de la région. (Source : Reporterre)
ART
(cf photos de couverture) Vincent Fournier déploie ses Flora Incognita, fleurs venues d’un avenir possible. Issues d’un imaginaire augmenté par les technologies contemporaines, ses créations hybrides interrogent le devenir du vivant, mais aussi la capacité de la photographie à engendrer de nouvelles fictions. Entre herbier spéculatif, planche botanique et portrait de mode, ces images troublent les registres. Chaque plante semble surgir d’un monde parallèle, à la fois plausible et irréel, comme si la nature elle-même avait été reprogrammée. L’artiste ne documente pas, mais compose des visions, où l’artifice éclaire notre rapport au futur. (Source et crédits images : Vincent Fournier)
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